Azur losange - Roxane Borujerdi

Azur losange

Roxane Borujerdi

Azur losange

Azur losange  28.04.2017 — 01.07.2017, Opening 28.04.2017

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Presentation :

L’oiseau peut s’envoler vers le ciel. Il peut aussi se poser sur la dune du Pilat ou le réseau basse tension . Comme l’âme du soufi, il varie entre ces deux lieux : le haut et le bas. Comme Roxane Borujerdi, il y ajoute des couleurs. De manière générale, celles-ci donnent une trajectoire aux formes qui les supportent. Le losange est un multiple du bleu, le cube un succédané de jaune, etc. À l’enseigne de ces synesthésies primesautières, le répertoire des motifs se tient sur un fil, toujours prêt à déplier ses petites ailes formelles jusqu’au prochain perchoir. Sur les murs de la galerie Emmanuel Hervé, les quadrilatères outremer viennent ainsi se jucher, sans qu’on sache bien s’ils sont « en partance vers l’azur » ou s’ils tombent à pic, depuis telle ou telle cîme panoramique. Fugaces, ils captent sur le vif une forme versatile, dont les reflets irréguliers jouent en vrille sur une série de supports plus ou moins fonctionnels, plus ou moins pérennes. Une frêle peinture sur liège est tendue (détendue) sur une chaise-longue qui en reproduit les teintes, comme un socle caméléon. Cependant les dessins exposés au mur se réverbèrent au sol, où des céramiques infrangibles cherchent à leur faire composer un nouvel alphabet.

Pierre Thévenin, Avril 2017


Birds may fly toward the heavens; they could land on the Dune du Pilat, or on overhead power lines. As the Soufi’s soul, oscillating between these two places: the high and the low. Kindred with Roxane Borujerdi, they amplify colours. Vitally, they make flight for the forms that bear them. The lozenge is a multiple of blue, the cube a succedaneum of yellow, and so on, and so forth. Under the banner of impulsive synesthesia, the repertoire of motifs hangs by a thread, always ready to uncover its little formal pennons, until its next post. On the walls of the Gallery Emmanuel Hervé the lapis lazuli quadrilateri thus perch without our knowing if they are bound for the azure, or if they will swoop just in time, from this or that panoramic peak. Fleeting, they capture, on the fly, a versatile form, whose irregular reflections tailspin on a series of, more or less, functional supports, perennial, more or less. A frail paint on cork is drawn tight (slackened) on a chaise-longue, which reproduces the tones, chameleon-like support. Meanwhile, the drawings exposed on the wall reverberate on the ground, where infrangible ceramics seek to make them compose a new alphabet.

Pierre Thévenin, April 2017